Jacques Vigne à Nice Libération | Atelier et conférence | 14-15 septembre 2025

Notre corps possède des ressources inexploitées, oubliées, qu’il est possible de faire resurgir avec un certain entraînement.


JACQUES VIGNE, médecin psychiatre, spécialiste de la MÉDITATION et des NEUROSCIENCES sera chez YogaYoga Nice à Nice Libération les dimanche 14 et lundi soir 15 septembre 2025


« Chaque parcelle du manifesté apparaît avec son propre potentiel de libération.» Florence Pittolo

PROGRAMME

Nous formerons un groupe autour du Docteur Jacques Vigne, grand chercheur de vérités, qui mènera L’ATELIER-CONFÉRENCE

DIMANCHE 14 SEPTEMBRE

  • 8:30 à 11:00 atelier – conférence
  • 11:00 à 12:00 hatha yoga plus doux avec Pascale
  • 14:00 à 16:30 atelier – conférence

LUNDI 15 SEPTEMBRE

  • 18:30 à 21:00 atelier – conférence

RÉSERVATION

  • les 2 jours : 90 €
  • journée du dimanche : 70 €
  • 1/2 journée : 40 €

RÉSERVER EN VERSANT DES ARRHES de 20 € ICI le solde sera à régler sur place en espèces merci

ADRESSE

YOGAYOGA NICE – PASCALE ALLEGRET

10 rue Clément Roassal à Nice (3ème étage ascenseur)

Tram Libération

06 15 12 11 16

Sur place, vous disposerez de tapis de Yoga et de briques pour s’asseoir



Jacques Vigne, psychiatre français devenu disciple de Swami Vijayananda en Inde en 1985, est un véritable passeur entre Orient et Occident, comparable à un Alexandra David-Néel contemporain : explorateur de traditions spirituelles, érudit du yoga, du vedânta, du bouddhisme theravada, zen et tibétain, il consacre sa vie à relier les sagesses orientales et les avancées de la médecine et des neurosciences, notamment dans le champ de la santé mentale. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages et conférencier passionné, il transmet avec clarté et générosité des pratiques millénaires en les rendant accessibles et pertinentes pour les publics occidentaux, tout en menant depuis plus de trente ans des actions humanitaires en Inde, dont la création d’une école accueillant plusieurs centaines d’enfants handicapés. Son travail met en lumière le lien profond entre psyché et corps, explorant comment méditation, yoga, transe cognitive ou toumo peuvent moduler la douleur chronique via les matrices attentionnelles et émotionnelles décrites par les neurosciences. Il défend une médecine holistique, alliant technicité et empathie, dans laquelle le patient devient acteur de sa guérison. Son dernier livre illustre cette vision intégrative, reliant recherche scientifique, expérience spirituelle et pratiques corporelles, pour montrer que notre corps recèle des ressources insoupçonnées que l’on peut réactiver par un entraînement approprié ; une invitation à retrouver autonomie, sens et profondeur dans le soin. « Chaque parcelle du manifesté apparaît avec son propre potentiel de libération. »

PRÉFACE « Sourire au-delà du souffrir – La méditation pour soulager douleurs, souffrance et angoisses » Les éditions du Relié

par la Professeure Agnès Trébuchon, neurologue au CHU de la Timone à Marseille

C’est avec un grand bonheur que je partage cette préface à l’ouvrage de Jacques Vigne. Bien que non habituée à cet exercice, réservant plutôt mes temps d’écriture à l’aspect scientifique ou pédagogique, c’est avec un mélange d’humilité mais aussi de fierté que je m’y applique. J’ai toujours trouvé, dans les livres de Jacques, une profondeur, un savoir et une originalité que je n’ai pas retrouvés ailleurs. Il livre dans celui-ci une expérience et l’essence même des bienfaits que l’on peut attendre de la méditation, de l’hypnose et d’autres états modifiés de conscience dans des situations de souffrance, de douleur chronique ou d’anxiété. Vous vous apercevrez vite, dès votre première lecture, à quel point l’ouvrage dépasse ces trois champs pour s’étendre à la santé et au bien-être en général.

Jacques Vigne, un passeur entre l’Orient et l’Occident.

Comment décrire le D’ Jacques Vigne? C’est un érudit des savoirs de l’hindouisme et du bouddhisme, c’est un explorateur de ces pratiques orientales; c’est un passeur, il construit pas à pas, depuis des années des ponts entre Occident et Orient.

On pourrait le décrire comme un « Alexandra David-Néel » de notre temps, explorateur dans l’âme ayant à cœur de transmettre ce qu’il expérimente. Il commence son chemin en tant que médecin psychiatre en France, puis 1l croise celui de son maître Swami Vijayananda en 1985 lors d’un voyage en Inde.

Celui-ci, également médecin français, fut un disciple de la sage bengalie Mâ Anandamayi. Il resta ainsi continûment environ soixante ans en Inde jusqu’à son propre décès en 2010. Dans son rapport à son maître, Jacques a ainsi embrassé une tra-dition, celle de l’hindouisme, avec cette transmission par ce grand méditant et maître spirituel qu’était Swamiji. Jacques a ainsi consacré une grande partie de sa vie à l’étude et à la pratique de différentes traditions spirituelles, le yoga et le vedânta dans l’hindouisme, le theravada, la tradition zen et tibétaine dans le bouddhisme.

Une valeur qui caractérise Jacques, c’est son désir de transmettre. Dans sa générosité, il a produit une vingtaine d’ouvrages dans lesquels il partage ses connaissances, ses rencontres et ses expériences dans le domaine de la spiritualité orientale, toujours au service du chemin de chacun. Il est aussi reconnu aujourd’hui pour sa capacité à combiner les sagesses orientales avec les découvertes des neurosciences et de la médecine, en particulier en santé mentale. Il aime également l’enseignement oral direct. Il parvient, lors de ses conférences ou ateliers, à transmettre par l’expérience le fruit de sa connaissance. Sa contribution majeure réside dans sa capacité à présenter les pratiques spirituelles orientales d’une manière accessible et pertinente pour les publics occidentaux, offrant des perspectives nouvelles et enrichissantes sur le développement personnel et la santé de l’esprit.

Une autre de ses valeurs est la générosité. Depuis plusieurs décennies, il a une constante préoccupation pour le travail humanitaire en Inde. Déjà en 1990, il a commencé à soutenir une école pour enfants avec un handicap à Bénarès, et une autre à partir de 2004 à Guptakashi, dans l’Himalaya, à côté d’une source du Gange et de la frontière du Tibet, aux pieds de quatre pics à plus de 7 000 mètres d’altitude. Cette école, qui porte aujourd’hui son nom, accueille environ trois cents élèves. Ses autres activités humanitaires peuvent être consultées sur le site de son association Humanitaire Himalaya’.

J’ai croisé le chemin de Jacques il y a une dizaine d’années. Pour mieux le connaître, on pourra lire le livre écrit par Geneviève Koevoets, Jacques Vigne, une vie de passeur entre l’Orient et l’Occident?.

Mieux comprendre pour mieux soigner et mieux libérer

Les graines de sagesse orientale semées avec bienveillance par ma mère ont ainsi germé pour me guider vers de nouvelles expériences. Je me suis mise à expérimenter les transformations en lien avec une pratique assidue du hatha-yoga. J’ai ressenti, pris conscience de ce continuum entre psyché et soma, de cette frontière « artificielle » que nous avons bâtie dans notre monde occidental, allant même jusqu’à découper, morceler le corps en organes indépendants ! Et pourtant nos émotions « prennent corps » dans notre matière, à leur manière. À mon échelle, avec la pratique du yoga, j’ai pu observer des améliorations tant psychologiques que physiologiques notamment dans ma capacité à gérer des situations complexes. J’ai ainsi poursuivi ces explorations avec comme expérience marquante et « modifiante » la découverte de la transe cognitive auto-induite avec Corine Sombrun en 2020 puis le yoga toumo (yoga du froid) avec Patrick Daubard en 2022.

Toutes ces pratiques, en mettant en mouvement le corps, se comportent comme une sorte d’entonnoir entre le conscient (esprit) et le subconscient le plus profond. Le changement intérieur qui opère en nous, ce changement d’état de conscience, ce déconditionnement, permet une transformation individuelle.

C’est ainsi qu’a partir de mes « expériences / connaissances », je ressens le bien-fondé de partager cet ouvrage à la fois pour tout un chacun mais aussi pour les professionnels qui prennent soin des patients en souffrance. La question que l’on peut se poser est quels sont les mécanismes physiologiques à l’œuvre pour expliquer l’effet d’une méditation sur une douleur chronique par exemple. Il faut commencer par saisir simplement le processus d’intégration d’une douleur.

Commençons par décrire l’expérience : la perception douloureuse que nous allons avoir, par exemple lors d’une prise de sang, dans un état parfaitement détendu, peut être différente d’une piqûre inattendue lorsque nous marchons pieds nus sur une écharde. Dans les deux cas, la perception douloureuse va mettre en jeu le système nociceptif, mais dans le premier cas et selon l’histoire de chacun, la prise de sang va paraître banale, ou au contraire très désagréable car survenant dans un contexte d’anticipation anxieuse. La piqûre inattendue du pied peut être également vécue de différentes manières. Nous avons ainsi tous pu faire l’expérience qu’une douleur va comprendre une perception douloureuse mais aussi un vécu subjectif qui va dépendre de notre état attentionnel et également émotionnel.

Comment expliquer cela d’un point de vue physiologique? Le système nerveux du traitement de la douleur pourrait être schématisé avec trois « matrices », trois cartes différentes pour permettre la perception et l’intégration de celle-ci.

La première matrice permet la perception d’un stimulus douloureux, ou nociception, et correspond au premier niveau perceptif. Elle met en jeu initialement nos capteurs périphériques situés dans la peau, les articulations et les organes. Le signal est ensuite transmis via les voies sensitives vers le cortex primaire « nociceptif » se situant dans l’insula postérieure et dans la région pariétale. Le signal douloureux est ainsi traité initialement de manière « brute », en tant que perception douloureuse.

Ce signal douloureux va être ensuite modulé, modifié par une matrice de deuxième ordre, ou matrice attentionnelle.

Elle va rendre possible l’attention à cette douleur, d’en avoir conscience, et de commencer à l’intégrer. Cette deuxième matrice implique l’insula antérieure, le gyrus cingulaire antérieur ainsi que le cortex préfrontal dorsal. Enfin, le traitement de l’information douloureuse va impliquer une troisième matrice dite matrice émotionnelle. Elle comprend de nouveau le gyrus cingulaire antérieur, ainsi que le cortex orbitofrontal et le striatum ventral.

C’est au travers de cette matrice que vont se faire la modulation et la régulation du signal douloureux. La distinction de ces trois niveaux est le fruit de plusieurs années de recherche en neurosciences à l’aide d’IRM fonctionnelles ou d’enregistrements électrophysiologiques, en particulier par les équipes stéphanoise et lyonnaise, expertes dans ce domaine.

Lors de ces travaux, les chercheurs ont bien mis en évidence qu’il existait des réactions automatiques, anticipatoires et comportementales implicites qui arrivaient bien avant la perception subjective du signal douloureux. La réponse subjective à une douleur est ainsi conditionnée par tous ces phases implicites, échappant à la conscience du sujet.

A propos de conscience d’une douleur, j’aimerais rappeler l’observation qu’a pu faire le neurologue Edouard Claparède au début du xxe siècle. Il prenait en charge à ce moment-là une patiente amnésique, c’est-à-dire qui était capable de raisonner mais incapable de mémoriser une nouvelle information.

Chaque jour le neurologue lui rendait visite en lui serrant la main, elle ne le reconnaissait pas. Un jour, lors d’une visite, il glissa une aiguille dans sa main et la piqua lorsqu’il la salua. Le lendemain, lorsqu’il revient lui rendre visite, la patiente ne le reconnaît pas mais refuse de lui tendre la main. Lorsqu’il lui demande pourquoi, elle dit qu’elle n’en a pas envie.

Cet exemple illustre à quel point notre expérience douloureuse dépend d’une forme d’apprentissage implicite dans lequel l’anticipation douloureuse, la réponse de retrait, le contexte de la situation ainsi que le conditionnement émotionnel vont jouer un rôle important dans le ressenti de celle-ci. Cet apprentissage implicite va mettre en jeu le noyau amygdalien ainsi que d’autres structures liées au vécu émotionnel conscient.

Une autre expérience que j’aimerais mentionner provient d’études en imagerie fonctionnelle sur la perception d’une douleur provoquée, annoncée par un signal sonore. Il s’agit d’un conditionnement. Celui-ci va engendrer une activation anticipatoire de la matrice de la douleur dans l’amygdale et l’insula agissant comme un système d’amplification, mais peut aussi mettre en jeu les systèmes contrôles inhibiteurs via les endorphines, qui vont, eux, avoir un effet atténuateur. On comprend ainsi que certaines personnes préfèrent savoir qu’une douleur va arriver, d’autres la supportent mieux lorsqu’il y a effet de surprise.

Pourquoi détailler autant ces éléments physiologiques ?

Pour une simple et bonne raison, c’est que la connaissance de ces processus va être utile pour comprendre nos propres réactions douloureuses et émotionnelles. Mais également, ils permettent de comprendre les effets potentiels inconscients qui existent dans la gestion de la douleur chronique.

Mises en perspective

Ce que je ne fais qu’évoquer succinctement, Jacques Vigne le détaille et l’explicite de façon remarquable dans cet ouvrage. En décrivant d’une part les recherches en neurosciences sur le sujet et en les mettant en perspective avec la compréhension qu’ont pu en avoir des maîtres du yoga ou des mystiques comme Thérèse de Lisieux, il réalise un pont supplémentaire entre les traditions spirituelles, qu’elles soient orientales ou occidentales, et la science moderne. Je rejoins ces observations dans mes expériences d’accompagnement des stages de transe cognitive auto-induite. Les participants décrivent une amélioration de certaines douleurs chroniques, tant et si bien qu’une étude scientifique menée par le centre hospitalier de Liège est en train d’objectiver cette piste.

A l’issue d’un stage de toumo (yoga du froid) j’ai également rencontré un patient qui souffrait d’un syndrome douloureux chronique, et ce malgré plusieurs années de thérapie. Il a pu rester sans douleurs durant plusieurs jours.

Un autre élément remarquable du présent ouvrage provient de la description détaillée des techniques pouvant être utilisées dont la gestion des douleurs chroniques. Au travers de cet ouvrage émerge également une forme de dénominateur commun à chacune des techniques : toutes vont mettre en jeu à leur façon les matrices attentionnelles et émotionnelles pour moduler le signal douloureux.

Ce livre, enfin, n’arrive pas par hasard à notre époque.

Il est particulièrement important aujourd’hui au moment où notre médecine est en train d’opérer un tournant dans le soin des pathologies chroniques. Le temps de la « verticalité » où les soignants étaient les seuls détenteurs du savoir est révolu. Le patient ne suit plus son traitement de manière automatique, sans en comprendre le pourquoi. Cela est en train de changer.

En effet, les programmes d’éducation thérapeutique intégrés à la médecine ont fait réaliser à quel point il était important pour le patient de comprendre sa pathologie, mais également de retrouver une forme d’autonomie dans la gestion de celle-ci.

En tant que neurologue hospitalière, je ne connais que trop ce reproche que l’on fait à notre médecine occidentale : compartimenter le patient en différents organes sans prendre le temps de développer une vision holistique des problèmes. Aujourd’hui notre médecine change, s’ouvre, elle se reconnecte à son essence, c’est-à-dire savoir allier technicité et empathie. De nombreux praticiens prennent le temps d’écouter, de conseilles en vue de prendre en charge la qualité de vie en plus de l’organe à soigner. Pour les patients que je soigne qui ont des épilepsies sévères (persistances des crises malgré plusieurs traitements), je vais à la fois évoquer la pathologie de leur cerveau, de leus neurones, de leur corps dans le plus fin détail, mais aussi chercher à comprendre comment ils essaient de gérer cela du point de vue émotionnel. En effet il est bien connu que la plupart des crises d’épilepsie se déclenchent à la suite de fortes émotions négatives.

Cette observation a ainsi ouvert la porte aux pratiques non médicamenteuses comme la méditation et le yoga dans notre ensemble de thérapeutiques possibles. Dans la dernière partie de l’ouvrage, Jacques rapporte tous les bienfaits de ces pratiques, connues depuis des millénaires dans la gestion du stress et de l’anxiété.

La douleur chronique et l’anxiété sont de véritables problèmes de santé publique, déjà à cause du nombre de personnes qu’elles touchent, mais également par les difficultés de prise en charge qu’elles posent. Elles nous mettent très souvent dans une impasse thérapeutique. Bien des fois, nous sommes face à des patients exprimant souffrance et douleur sans pour autant pouvoir mettre en évidence une cause par nos examens. Il est important dans ce cas de ne pas renvoyer au patient une phrase du genre « tous les examens sont normaux, ça doit être dans votre tête ». Oui, cela se passe dans leur corps et en particulier dans leur cerveau ! Oui, c’est en lien avec leur histoire et leurs traumatismes potentiels ! La lecture de cet ouvrage peut ainsi combler une lacune et résoudre une forme d’incompréhension autant pour ceux qui souffrent d’une douleur chronique que pour ceux qui la prennent en charge.

Dans ce monde où certains ont besoin de montre connectée pour connaître leur battement cardiaque, d’autres d’un indicateur sur le smartphone pour connaître la qualité de leur sommeil, l’ensemble de ces techniques décrites dans cet ouvrage nous rappelle à quel point notre corps possède des ressources inexploitées, oubliées, qu’il est possible de faire resurgir avec un certain entraînement. Jacques Vigne nous offre ainsi un manuel quasi « encyclopédique» où la plupart des voies de reconnexion à ces ressources intérieures sont détaillées, et peuvent être mises en application.

Il résume bien ces possibilités dans une citation de Florence Pittolo qui ouvre à elle seule à des niveaux plus profonds : « Chaque parcelle du manifesté apparaît avec son propre potentiel de libération. »

https://www.jacquesvigne.org

http://www.jacquesvigne.com/

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